EDI/TO

De tout, un peu.

Nouveaux variants

La mise à jour de la base de données des variants de la maladie de Pompe a permis de corréler génotypes et phénotype dans plus de la moitié des cas. Pour le Pr Didier Lacombe, cela souligne l’importance d’abonder à ces bases de données afin d’améliorer la prédiction de la sévérité du phénotype selon le génotype du patient.

 

Maladie de Fabry

Le diagnostic de la maladie de Fabry repose sur des dosages enzymatiques et le test génétique. Le Dr Oana Ailioaie revient sur la stratégie diagnostique utilisant des papiers buvards proposée par une équipe multidisciplinaire de l’Hôpital Virgen del Rocio de Séville.

 

Les stades du futur

Un article passionnant mais déconcertant sur les apports de l’intelligence artificielle dans la stadification des cancers bronchiques par le Dr Olivier Brun. Du même auteur : ses commentaires sur une étude française sur l’intérêt de la procalcitonine en cas de BPCO.

 

Cannabis, psychotropes et opioïdes

Une étude transversale menée aux USA entre 2014 et 2016 montre qu’ils sont fréquemment prescrits en soins palliatifs. Reste à comprendre les facteurs motivant réellement ces prescriptions. Le Dr Véronique Vosgien quant à elle s’est penchée pour nous sur le cannabis et son utilisation médicale avec le moindre risque d’effet nocif.

 

La Rédaction

Lors de la Semaine Européenne de la Prévention et d’Information sur l’Endométriose, KPL donne la parole au Dr. Watrelot, chirurgien-gynécologue à Lyon.

A l'occasion de la Semaine Nationale de la Lutte contre le Cancer, KPL donne la parole au Pr Nicolas Girard, expert en Oncologie Médicale et Pneumologie

A LA/UNE
EN/BREF

Moins de cas de rougeole en 2020

 

Le nombre de cas de rougeole a été divisé par 10 entre 2020 et 2019. Cette évolution peut s’expliquer par l’amélioration de la couverture vaccinale du nourrisson, mais aussi, très probablement, les mesures mises en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, qui ont eu un effet sur la transmission des autres pathogènes respiratoires.

 

Santé publique France, 2 avril 2021

Nouveaux traitements  de la néphropathie diabétique

 

La néphropathie diabétique touche environ 1 Américain sur 3 ayant un diabète de type 2.

Une équipe américaine a conduit une revue systématique de la littérature afin d’identifier les essais randomisés analysant les critères de sécurité rénaux associés chez les patients recevant les nouveaux antidiabétiques tels que les inhibiteurs de SGLT2, les agonistes du récepteur du GLP1 et les inhibiteurs de DPP4 puis en a fait une méta-analyse. Les études qui ont été incluses étaient généralement comparables en termes d’âge moyen, d’hémoglobine glyquée et de durée moyenne du diabète de type 2.

 

Versus placebo, la dapagliflozine est associée à la réduction la plus importante du risque de développer un critère composite de néphropathie suivie par l’empagliflozine, la canagliflozine, le sémaglutide et le liraglutide. La linagliptine ne montrait pas de réduction significative du risque de ce critère.

 

Cha A.S. et al. Microvascular benefits of new antidiabetic agents: a systematic review and network meta-analysis of kidney outcomes. J Clin Endocrinol Metab 2021 ; 106 : 1225-1234.

Greffe d’îlots pancréatiques

 

Les diabétologues comptent greffer 200 à 250 îlots pancréatiques cette année. Depuis 2020, ce traitement est en effet considéré comme assurant une amélioration du service attendu de niveau III en comparaison de l’insulinothérapie intensifiée et de la greffe de pancréas.

Les indications de ce traitement restent cependant limitées :  diabétiques de type 1 chroniquement instables, avec variabilité glycémique irréductible et  épisodes d’hypoglycémie sévère après utilisation d’une pompe à insuline, patients urémiques qui nécessitent une transplantation rénale, et enfin ceux ayant reçu un greffon rénal lorsque le taux d’HbA1c atteint ou dépasse 7 % et/ou que les patients ont des épisodes d’hypoglycémie sévère.

 

L’étude randomisée Trimeco a aussi démontré la supériorité en termes d’efficacité métabolique de la greffe d’îlots sur l’insulinothérapie intensive, dans le diabète de type 1 chroniquement instable, avec obtention d’une normalisation glycémique et quasi-disparition des hypoglycémies sévères.

L’inconvénient majeur de la greffe d’îlots reste qu’elle nécessite un traitement immunosuppresseur au long cours.

 

E-congrès de la Société francophone du diabète organisé du 23 au 26 mars. 

Bifidobacterium longum & SII

Deux études randomisées en double aveugle vs placebo ont décrit une efficacité de probiotiques comme Bifidobacterium longum 35624 (auparavant dénommé B. infantis) sur les symptômes du syndrome de l’intestin irritable (SII).

L’étude en vie réelle, qui vient d’être réalisée par 61 gastro-entérologues libéraux français dans le cadre de l’observatoire Floralie, confirme que ce probiotique réduit la sévérité de la maladie et améliore la qualité de vie des patients, notamment dans les SII les plus sévères.

Après 30 jours de traitement (1 gélule par jour contenant 109B. longum), la sévérité de la maladie a diminué, le score IBS-SSS s’abaissant de 303 à 208 en moyenne (p < 0,001), avec une réduction des chiffres pour les sous-domaines du score.

Journées francophones d’hépato-gastro-entérologie et d’oncologie digestives (JFHOD), organisées par la Société nationale française de gastro-entérologie du 18 au 21 mars 2021