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Maladies mentales : focus sur la dépression

À la différence de la plupart des maladies somatiques pour lesquelles il existe des biomarqueurs permettant d’identifier des formes cliniques par sous-types (endophénotypes) du trouble et guider ainsi la thérapeutique, la psychiatrie fonde encore exclusivement ses diagnostics sur l’observation clinique et l’assemblage probabiliste des symptômes. Telle est la signification du S pour « statistique » du DSM, la classification des maladies mentales. Il résulte de cette approche un manque de spécificité dans la description du trouble, même si elle favorise la fidélité inter-juge entre deux observateurs. Ceci explique notamment pourquoi il existe un taux élevé de réponse au placebo dans les études cliniques car les groupes de malades, bien que correspondant aux critères DSM, sont hétérogènes en nature. Ceci résulte non pas d’une faiblesse de la recherche en psychiatrie, mais du fait que les maladies mentales font parties des maladies complexes où un même phénotype peut résulter de causes différentes. Pour tenter de mieux appréhender cette hétérogénéité clinique, plusieurs approches ont été proposées.

Une première piste a consisté en la recherche de biomarqueurs génétiques, d’imagerie cérébrale, biologiques périphériques. Dans l’état actuel de la recherche, aucun biomarqueur, notamment d’épisode dépressif majeur n’est parvenu à sous-typer la pathologie. À côté de cette approche classique d’identification de marqueurs, les chercheurs et les patients ont proposé une approche expérientielle de la maladie. Dans cette veine, plusieurs équipes envisagent la logique de prescription des antidépresseurs sous l’angle des modifications de l’expérience de la maladie, proposant ainsi à proprement parler une psychopharmacologie clinique.

Un autre modèle pragmatique consiste à concevoir la dépression comme associée à une atteinte de la fonctionnalité quotidienne, nécessitant pour y faire face d’avoir recours à des moyens propres non directement médicaux. Cette approche permet d’identifier par exemple des symptômes invalidants et déstabilisants pour le patent comme le sommeil, considérés comme centraux pour l’équilibre de vie du patient alors qu’ils n’appartiennent pas forcément en propre au trouble. Les besoins exprimés par les patients renseignés sur un site collaboratif est aussi une autre perspective pour mieux comprendre la maladie, qu’il s’agisse de problématiques pratiques de travail, de vie domestique, de couple ou de besoin de groupe d’entraide.

L’analyse de la maladie par les besoins qu’elle suscite au quotidien permet elle-aussi de dessiner des contours intéressants de la maladie grâce à l’implication conjointe des patients, leurs proches, les cliniciens et les chercheurs. Ce numéro met en lumière l'importance d'adopter des approches innovantes dans la recherche et le traitement des troubles psychiatriques.

Dr Philippe Nuss, psychiatre (AP-HP)

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Dr Astrid Chevance, psychiatre et chercheuse en épidémiologie, vous présente la plateforme ComPaRe Dépression. Cette plateforme e-cohorte collaborative inclus des profils patients majeurs qu'ils soient en phase de rémission ou encore affectés par des troubles bipolaires et/ou dépressifs.

Dr. Chevance met en lumière l'importance d'intégrer vos patients dans cette cohorte. Elle vous guide également sur la manière dont vous, en tant que professionnels de la santé, pouvez orienter vos patients vers ComPaRe Dépression.

Compare dépression : E-cohorte de patients souffrants de troubles de l'humeur

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