EDI/TO

Octobre bouge

Pour commencer, ça bouge du côté de la mise en page. Des articles plus faciles à lire et plus aérés, un pool de rédacteurs toujours plus conséquent et digitaux, c'est ce que vous propose désormais INTER/MED.

Ensuite, ça a bien bougé ces derniers mois - mesures barrières obligent - du côté de la e-formation médicale continue. Pierre-Louis Prost revient sur l'expérience de ces 6 mois de réunions digitales qui ont changé la FMC.

A l'hôpital comme ailleurs, la  place des femmes doit bouger. Le collectif Donner des Elles à la santé s'est donné pour mission de sensibiliser les décideurs sur les inégalités hommes/femmes dans le domaine de la santé.

Ce qui bouge également, c'est la façon dont les recommandations scientifiques sont appliquées dans la vraie vie. L’enquête TARGET a étudié la prise en charge réelle des patients atteints de leucémie myéloïde chronique dans 33 pays et l’a comparée avec les recommandations internationales actuelles. Des écarts ont pu être identifiés entre les recommandations et la réalité de terrain ! Une autre enquête sur l’utilisation du fer par les néphrologues français a montré des résultats similaires : de la théorie à la pratique, il y a parfois un monde.

Et pour finir, le Pr Nejib Doss continue à faire bouger nos connaissances en dermatologie au travers des cas cliniques où le diagnostic ne fût posé qu’après plusieurs péripéties.

La Rédaction

Retour sur plusieurs mois de e-formation avec Pierre-Louis Prost

A LA/UNE
EN/BREF

NEANDERTAL

& COVID 19

Deux équipes de chercheurs du Max-Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig et du Okinawa Institute for Science and Technology, au Japon, ont identifié une région du génome qui augmenterait les risques de faire une forme grave de COVID 19 pour les personnes porteuses.

Cette portion génomique nous viendrait de la préhistoire, en la personne de notre lointain cousin l'Homme de Néandertal.

Pour le Pr Hugo Zeberg, coauteur de l'étude, les personnes qui ont hérité de ce variant génétique ont trois fois plus de risque d'avoir besoin d'une ventilation artificielle si elles sont infectées par le SARS-CoV-2.

L'haplotype responsable est présent chez 50 % de la population sud-asiatique et chez 16 % de la population européenne. La population du Bangladesh est la plus exposée, puisque 63 % de la population possède au moins une copie de l'haplotype. 

A contrario, elle est pratiquement absente des populations africaines et de l'est asiatique.

Ces travaux ont fait l'objet d'une publication accélérée dans le numéro du 30 septembre 2020 de la revue Nature.

CPAM & COVID

Dès le début du confinement, la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-Saint-Denis a adapté sa communication. 

Post COVID, ce sont plus de 600 professionnels de santé qui ont répondu à un questionnaire destiné à évaluer la qualité des informations et les canaux utilisés pendant la période du confinement.

Les spécialités les plus nombreuses à avoir répondu à ce questionnaire furent les infirmières libérales et les généralistes, suivies par les kinésithérapeutes et les spécialistes. A elles quatre, ces professions de santé regroupent 74% des répondants.

Les thématiques pour lesquelles les participants ont jugé l’information diffusée de qualité furent :

  • les modalités de facturation dérogatoires pendant la COVI-19 pour 78%

  • et l'évolution de l'épidémie dans le département pour 71%.

 

En revanche un professionnel de santé sur deux a estimé que l’information sur les équipements de protection était insuffisante. Ce qui n’est peut-être pas vraiment une surprise.

 

Le questionnaire portait également sur les sources d’informations auxquelles les PdS se référent.

 

L’assurance maladie arrive en tête suivie par les syndicats professionnels, et ce d’autant plus que le nombre d’années d’exercice augmente.

 

Mais pour toutes les tranches d’âge, les ordres professionnels (pour ceux qui en ont) sont toujours à la traîne.

Résultats de l'enquête de satisfaction des professionnels de santé sur notre communication pendant le COVID - CPAM 93 / juin 2020

VOUS AVEZ DIT COLLATERAL ?

 

On se doutait de l'impact du COVID-19 sur la prise en charge d’autres pathologies, notamment dans les services d’urgences. Des premiers résultats arrivent. A Hong- Kong, dès le 25 janvier 2020, les hôpitaux de la ville ont commencé à mofifier les protocoles d'urgence pour contenir le COVID-19. Cela a obligé les hôpitaux à suspendre toutes les visites non essentielles et à ajuster les services cliniques hospitaliers et ambulatoires.

 

Si l’on compare la prise en charge des infarctus du myocarde entre cette date et le10 février 2020 (7 patients), à ce qui s’est passé entre le 1er février 2018 et le 31 janvier 2019 (108 patients),  les délais de prise en charge entre le symptôme initial et le 1er contact médical ont été multipliés par 4. (318h vs 82h).

Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2020;13:e006631.

April 2020

Chor-Cheung et al

Scrute la nature

c’est là qu’est ton futur

 

Inspiré depuis toujours par les recherches du Commandant Cousteau et persuadé que le biomimétisme est la clé des thérapeutiques du futur, Frank Zal a concentré ses recherches sur l’écophysiologie respiratoire des vers marins, lui permettant ainsi de découvrir le 1er transporteur d’oxygène universel.

La technologie Hemarina repose sur les particularités de l’hémoglobine des arénicoles, vers marins présents sur les plages. Sa structure est comparable à la nôtre mais elle est extracellulaire, c’est-à-dire qu’elle n’est pas contenue dans un globule rouge. Elle est capable de lier 40 fois plus de molécules d’oxygène tout en étant 250 fois plus petite que le globule rouge humain.

Les perspectives thérapeutiques sont alors immenses. Elles peuvent être envisagées partout où l’oxygène intervient et potentiellement à tous les niveaux du vivant (cellule, organe, organisme). Ainsi, toutes les pathologies ischémiques (présentant un déficit en oxygène) sont des voies de développement possibles. Le cœur, le rein et le cerveau sont les organes les plus sensibles au manque d’oxygène, et sont, de ce fait, les organes cibles de la technologie Hemarina.

Dans ce contexte, le dispositif médical HEMO2life® développé par Hemarina représente une innovation de rupture majeure dans le domaine de la préservation d’organe. Il permet, en additif aux solutions de préservation traditionnelles, d’oxygéner le greffon et ainsi de réduire considérablement les risques de rejet de la greffe et prolonger le temps de conservation des greffons.

Un autre objectif de la technologie Hemarina est de répondre aux besoins sanguins grandissants qui ne sont plus couverts par les banques de sang. Grâce à ses propriétés non allergènes et non immunogènes, le ver marin est un donneur de sang universel.

HTA : LES RECOMMANDATIONS US DE 2017 EN QUESTION

 

Les règles publiées aux USA en 2017 définissent l’HTA au dessus de 130/80 mmHg. Les données de la surveillance NHANES révèlent que le taux d’hypertendus aux USA (≥ 130/80 mmHg) serait de 45,4% (105,3 millions d’adultes), contre 32,0% (74.1 millions d’adultes) en s’en tenant aux normes de 2014 !

 

Mais appliquer ces recommandations très contraignantes provoquerait une recrudescence de complications iatrogènes, d’abandons définitifs du traitement, et cela sans bénéfice certain. Rappelons qu’elles sont issues de l’étude SPRINT dont la méthodologie a été critiquée par les hypertensiologues. Les mesures effectuées dans SPRINT correspondaient en fait à des automesures ! Et en automesure, le niveau 130/80 était déjà considéré normal. L’ambiguïté réside dans le 130/80 au cabinet médical, lequel correspond à peu près à 120, voire moins, en automesure. Donc sur le versant de la courbe en U où les ennuis commencent  à arriver : hypotensions traumatiques, hypoperfusions rénales !

C’est la raison pour laquelle l’ESH et la SFHTA se sont montrées nuancées. L'effet d’un traitement excessif de la PA va bien plus loin que la prescription d’une ou deux lignes supplémentaires sur une ordonnance souvent déjà longue ! Outre les complications iatrogènes, cela peut aboutir à un arrêt d’un traitement jugé dès lors insupportable. C’est aussi l’une des raisons qui ont poussé la communauté des hypertensiologues à préconiser des triples associations pour éviter la saturation chez des patients polymédiqués pour une pathologie dont ils perçoivent rarement la portée pathogène, mais mesurent pleinement les inconvénients thérapeutiques.

Joshua D. Bundy et coll. Estimating the Association of the 2017 and 2014 Hypertension Guidelines With Cardiovascular Events and Deaths in US Adults. An Analysis of National Data. JAMA Cardiol. 2018 ; 3 : 572-81

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