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Numéro de juillet 2021

INTER/MED Publishing

EDI/TO

Sommaire

Le traitement classique pour la maladie de Fabry est représenté par l’enzymothérapie substitutive, qui améliore la progression de la maladie. Le traitement oral par migalastat reste indiqué seulement pour un nombre limité de patients ayant des mutations sensibles. Des nouveaux traitements sont en cours d’investigation.

Cet article représente une mise au point sur ces nouvelles modalités thérapeutiques pour la maladie de Fabry.

L'enzymothérapie par alglucosidase a une efficacité partielle chez les patients porteurs de maladie de Pompe. Une posologie accrue serait bénéfique aux patients avec une maladie de pompe CRIM positif quand le traitement peut être instauré précocement.

L'étude PROGRESS sur les pathologies interstitielles fibrosantes en France a rassemblé plus de 14.000 patients. Elle nous apprend que le coût par patient est de 18.000 euros par an dont 12.000 euros liés à l'hospitalisation.

Comment affiner les critères de sélections du dépistage du KBP ?  La proposition canadienne : confier à l’IA de décider s’il est « rentable » ou pas (valeur prédictive, coût de l’année de vie gagnée) de rentrer dans le programme de dépistage.

L'immunothérapie anti-asthmatique coûte cher, mais cela vaut le coût. En effet, les chiffres montrent un effet spectaculaire sur la réduction des exacerbations et la qualité de vie pour une augmentation de coût qui reste modeste.

 

La Rédaction

Dialyse ou greffe ? La réponse en images.

A LA/UNE
EN/BREF

Don d'organes

 

A l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, ayant eu comme chaque année le 22 juin, l’Agence de la biomédecine a rappelé qu’il n’existe pas de limite d’âge pour donner un organe.

 

Depuis 1976, la loi française prévoit que nous sommes tous des donneurs d’organes potentiels à notre mort, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner.

Elle cite en exemple une personne de 96 ans qui a sauvé une vie en donnant son foie en 2019. Et entre 2011 et 2020, 18 donneurs de rein avaient plus de 90 ans, avec un âge moyen des donneurs qui est passé de 42 ans en 2000, à 57 ans en 2020.

"C’est surtout l’état des organes qui compte, et il dépend d’abord des conditions dans lesquelles la personne est décédée, ainsi que de son hygiène de vie" explique l’Agence de la biomédecine.

Suicide et IA

 

Grâce à l’intelligence artificielle, une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, en collaboration avec les universités de Montréal et McGill au Québec a pu identifier 4 indicateurs de santé mentale capables de prédire avec précision les comportements suicidaires des étudiants.

 

Les investigateurs ont d’abord dressé une liste de 70 facteurs prédictifs potentiels ayant une influence sur les comportements suicidaires selon les données de la littérature scientifique.

En analysant simultanément de nombreux facteurs associés au risque suicidaire, ils ont classé ces 70 facteurs prédictifs potentiels selon leur importance dans la prédiction des comportements suicidaires des étudiants.

 

Parmi des 70 prédicteurs potentiels mesurés à l’inclusion, quatre permettaient de détecter environ 80% des comportements suicidaires lors du suivi. Il s’agissait des pensées suicidaires, de l’anxiété, des symptômes de dépression et de l’estime de soi.

 

Les spécialistes de santé mentale dans nos équipes ne s’attendaient pas à ce que l’estime de soi fasse partie des quatre facteurs prédictifs majeurs des comportements suicidaires.

Pour Mélissa Macalli, doctorante en épidémiologie et auteure de l’étude, "Ce résultat, qui n’aurait pas été obtenu sans l’utilisation de techniques d’intelligence artificielle, qui ont permis de croiser un grand nombre de données de façon simultanée, ouvre des nouvelles perspectives aussi bien de recherche que de prévention".

 

Communiqué de l‘Inserm, 18 juin 2021. Nature Scientific Reports, 15 juin 2021.

Prendre soin du prochain, prendre soin du lointain

Avec l'épidémie de Covid-19, par un retournement inattendu, les valeurs du soin sont devenues les premières valeurs de la République : les médecins sont devenus des stars des plateaux de télévision, on vante les mérites des soignants...

 

Les métiers du « care » sous-payés, de l'aide-soignant à l'éboueur, reçoivent une reconnaissance sociale inédite. Est-ce un épiphénomène ou un nouveau monde qui se lève ? Comment articuler désormais les valeurs du soin avec celles de la République et de l'écologie ? Et pourquoi est-ce nécessaire d'établir les liens entre le corps souffrant et la Terre malade ? La responsabilité à l'égard de la vulnérabilité du corps peut-elle être élargie aux écosystèmes et à la biosphère vulnérable ? En quoi l'approche chrétienne de l'écologie intégrale peut-elle héberger cette évolution ?

 

Fort de sa pratique médicale et de sa formation philosophique, Bruno Dallaporta propose d'explorer ces questions avec un récit sensible, documenté et illustré par l'actualité de ces dernières décennies. Une démarche profondément originale et pertinente.


 

Prendre-soin-du-prochain-prendre-soin-du