Secrétaire de rédaction

Alice Moreau-Gely

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Valérie Thoreux

Comité Scientifique
Pr Yoram Bouhnik

Pr Patrice Cacoub

Pr Vincent Cottin

Dr Frank Martinez

Pr François Rannou

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Comité de rédaction
Pr Yoram Bouhnik

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Dr Frank Martinez

Pr Vincent Ravery

novembre 2022

Image de Olivia Hutcherson

Alcool, Opioïdes, Diabète : ça bouge !

Un langage stigmatisant contribue-t-il à perpétuer des préjugés négatifs contre les personnes atteintes de troubles liés à l'usage d'alcool ? 1 903 recherches et revues publiées dans ACER sur PubMed Central apportent un début de réponse

 

Ces 20 dernières années les USA sont confrontés à une crise des opioïdes qui a entrainé une majoration de la mortalité par surdose et suicide. Vigilance et surveillance suffisent-elles ?

 

L'utilisation de la surveillance flash est liée à une meilleure adhésion chez des adultes diabétiques de type 1 : Suivi longitudinal de 206 diabétiques de type I pendant 12 mois. 

Le diabète de type 2 est-il associé à une prévalence accrue de pression artérielle à l’effort ? Des tests d'effort cliniques sur plus de 13000 personnes ont été analysés. 

Un modèle cinétique permet-il de prédire le rôle des complications du diabète dans la modification de la relation glucose-HbA1c ? La réponse dans ce numéro.

La Rédaction

 En France, les femmes représentent 80% des métiers du care (soigner) et 52% de ceux du cure (guérir) dans le monde hospitalier. Pourtant, ces chiffres s’effondrent à mesure que nous montons dans la hiérarchie des établissements de santé.

Le collectif Donner des ELLES à la santé a pour mission d’encourager le monde de la santé à changer son regard pour sortir des stéréotypes, lutter contre les discriminations, s’engager dans une démarche en faveur de la mixité.

Pour en savoir plus : https://www.donnerdesellesalasante.org/

EN/BREF
 
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Paracétamol

Le point sur la pénurie

Au plus fort de la pandémie, la vente de paracétamol avait été limitée à une boîte par personne. l’ANSM en partenariat avec le Collège de la médecine générale (CMG) et les syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) ont formulé des recommandations.

Il est ainsi préconisé aux médecins d’éviter de prescrire du paracétamol aux patients qui n’en ont pas un besoin immédiat. Et si possible, de privilégier une posologie de trois prises par jour, soit toutes les 8 heures, plutôt que quatre prises, soit toutes les 6 heures. 

Les pharmaciens doivent aussi tenter de limiter et d’adapter la dispensation aux besoins des patients. Et en l’absence de prescription, il est conseillé de demander aux patients leur accord pour inscrire les dispensations de paracétamol dans leur dossier pharmaceutique. 

Enfin, il est recommandé aux patients de ne pas constituer de stocks. 

De leur côté, les laboratoires qui produisent le Doliprane et le Dafalgan affirment qu’il n'y a pas de pénurie de paracétamol à craindre.

Sanofi réfute catégoriquement le fait d’être confronté à des difficultés d'approvisionnement. 1 million de boîtes de Doliprane sont produites chaque jour,  suffisamment pour couvrir les besoins de la population jusqu'à la fin de l'année.

Pas davantage de risque de pénurie chez Upsa. La fabrication est intégralement assurée sur les sites industriels du laboratoire en France, à Agen. Les officines auraient donc en moyenne plus d'un mois de stock de Dafalgan et d’Efferalgan d’avance.

 

Sources : 

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 19 octobre 2022) 

AFP

Annonce en psychiatrie : la HAS publie un guide

Moment clé du parcours de soins du patient, l’annonce diagnostique est une étape délicate, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une pathologie psychiatrique sévère.

Pour accompagner les professionnels dans cette démarche progressive, la HAS publie un guide qui leur propose des repères dans l’annonce d’un diagnostic psychiatrique sévère chez l’adulte.

L’exercice est particulièrement délicat et les enjeux cruciaux pour le patient et son entourage. Selon la HAS, ce moment doit permettre à chaque patient de mieux appréhender sa maladie et de devenir acteur de sa prise en charge afin d’améliorer son état de santé et sa qualité de vie.

Une annonce collaborative, progressive et coordonnée

- Un dialogue constant entre le médecin et son patient pour avoir un langage commun facilitera la compréhension et l’acceptabilité des symptômes.

- Le diagnostic nécessite un délai pour être confirmé. Le médecin devra savoir apprécier à quel moment le patient est prêt à l’entendre et l’intégrer.

- Une bonne coordination entre les professionnels concernés (psychiatres, addictologues, urgentistes, médecins généralistes, psychologues, infirmiers, pharmaciens, assistants sociaux… ) optimisera l’accompagnement et le suivi du patient.

Pour aider le patient à surmonter ses difficultés, le psychiatre doit créer les conditions d’une alliance thérapeutique en l’impliquant dès l’annonce. Cette implication passe notamment par une écoute attentive de son vécu, de ses troubles ou encore de ce qu’il a entrepris pour y faire face. L’adhésion du patient dans la durée passe également par la prise en compte de son environnement et l’intégration de l’entourage dans cette alliance thérapeutique, avec l’accord du patient. La HAS recommande d’évaluer la situation du patient, afin d’appréhender notamment la présence ou non d’un entourage et la capacité et le souhait des proches de s’impliquer.

Le guide est complété d’une synthèse et d’une fiche d’information pour aborder le diagnostic avec son entourage, un rappel de ses droits et des contacts utiles en cas de difficultés.

 

Sources : 

Haute Autorité de santé (7 octobre 2022) 

Prescription d'une activité physique

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier un nouveau guide de prescription et de consultation d’une activité physique (AP) ou d’une activité physique adaptée (APA) et des fiches d’aide à la prescription déclinées par pathologie.

Si l’activité physique est reconnue depuis de nombreuses années comme un traitement à part entière, elle reste très peu prescrite par les médecins. Seuls 30% des généralistes le feraient. Son efficacité n’est pourtant plus à prouver sur le plan scientifique, que ce soit en prévention primaire ou secondaire, ou même en curatif. Et depuis le 2 mars 2022, tous les médecins peuvent prescrire de l’APA.

Ce guide intéressera l’ensemble des médecins prenant en charge des patients atteints d’une pathologie chronique ou présentant un état de santé pour lequel l’activité physique a des effets bénéfiques prouvés.
Les professionnels de l’APA et des AP et sportives dans un but de santé. Mais aussi les personnes désirant augmenter leur niveau d’AP

 

HAS : 6 septembre 2022

Curcuma : recommandations de l'Anses

 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a identifié les risques potentiels liés à la consommation de compléments alimentaires contenant cette plante.

Dans ses recommandations pour limiter les risques, elle s’est alignée sur la dose journalière admissible (DJA) fixée par les autorités européennes (Efsa) : 180 mg de curcumine par jour pour un adulte de 60 kg,

Ce chiffre reste néanmoins supérieur à celui de la consommation moyenne des Français (27 mg pour les grands consommateurs d’aliments à base de curcuma).

Mais surtout; l'Anses déconseille les compléments alimentaires à base de curcuma aux personnes souffrant de pathologies des voies biliaires, à celles sous anticoagulants, anticancéreux et immunosuppresseurs.

l'Anses craint que des interactions médicamenteuses altèrent leur efficacité ou leur sécurité.

Source : Anses, 29 juin 2022 

 

DMP :

Davantage de documents

Le Journal officiel a publié  le 30 avril la mise à jour des documents à verser au dossier médical partagé (DMP) et à adresser par messagerie sécurisée aux patients et soignants concernés par sa prise en charge.

Dans le cadre du déploiement de l’espace numérique de santé, de nouvelles obligations administratives vont incomber aux médecins ainsi qu’aux biologistes à partir du mois de décembre 2022. Il s’agit essentiellement d’assurer un meilleur suivi et coordination des soins prodigués aux patients en versant des documents aux DMP et en les envoyant par messagerie sécurisée aux patients et aux professionnels de santé impliqués dans le parcours de soins.

Ainsi les comptes rendus des examens de biologie médicale, les comptes rendus des examens radio-diagnostiques ainsi que les prescriptions de produits de santé seront concernés par cette obligation à partir de décembre 2022 sauf s’ils sont liés à des séjours hospitaliers.

Au 31 décembre 2023, cinq autres éléments diagnostiques et thérapeutiques seront à leur tour concernés : le compte rendu opératoire ; la prescription d’examen de biologie médicale (pour les actes ayant vocation à être pratiqués hors séjour hospitalier) ; la demande d’examen de radiologie (pour les actes ayant vocation à être pratiqués hors séjour hospitalier) ; les certificats et déclarations produits par les médecins ; les lettres et courriers adressés à un professionnel de santé (hors séjour hospitalier).

Cette liste de documents s’ajoute au volet de synthèse médicale, à la lettre de liaison en vue d’une hospitalisation et à la Lettre de liaison de sortie d’hospitalisation.

Source : JORF n° 0101 du 30/04/2022

 

Coqueluche :

vacciner les femmes enceintes

Pour améliorer la prévention de la coqueluche, la Haute Autorité de Santé recommande que la vaccination contre cette maladie soit effectuée chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée, et ce, à chaque grossesse.

L'HAS rappelle que cette vaccination est efficace et bien tolérée, comme le montrent des données en vie réelles recueillies à l’étranger sur plus de 10 ans.

Son efficacité a été prouvée sur le taux d’hospitalisations (réductions entre 58,3 et 84,3%), et sur la mortalité (réduction de 95 % environ en Angleterre et au Pays de Galles), chez les nourrissons de moins de 3 mois.

Si cette vaccination n’a pas pu être effectuée pendant la grossesse, c’est la stratégie de cocooning qui sera maintenue, avec la vaccination de la mère en post-partum immédiat avant la sortie de la maternité et même si elle allaite, associée à celle de l‘entourage du nouveau-né.

Source : Haute Autorité de Santé,

12 avril 2022

Cancer du poumon :

2 fois plus en 2025

Encore un bel article d'épidémiologie qui vient de Delhi. GLOBOCAN  répertorie pour l'OMS l'incidence (exprimée sous forme d'ASIR Age Standardized Incidence Rate) de 36 cancers dans 185 pays.

 

Quand on se concentre sur le cancer du poumon on arrive au chiffre faramineux de 2 millions de cas en 2020, avec bien sûr des disparités géographiques. Disparités corrélées aux habitudes tabagiques mais aussi à l'indice de développement humain. La projection en 2050 est faite a partir des pyramides de population des différents pays et en estimant que les facteurs de risques (tabac, pollution...) restent les mêmes qu'en 2020. On passerait alors a 3.8 millions de cas. 

Mais entre 2020 et 2050 il peut se passer beaucoup de choses, on vient de le voir avec la COVID, qui modifient ces projections.

 

Source : International Journal of Clinical Oncology 2022; 27(4): 665

Directeur de la publication

Jean-Paul Pénégry

Rédacteur en chef
Dr Maurice Lemercier

Directrice de la communication

Barbara Joly

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