Secrétaire de rédaction

Alice Moreau-Gely

Shot-out designer

Valérie Thoreux

Comité Scientifique
Pr Yoram Bouhnik

Pr Patrice Cacoub

Pr Vincent Cottin

Dr Frank Martinez

Pr François Rannou

Pr Vincent Ravery

Comité de rédaction
Pr Yoram Bouhnik

Pr Patrice Cacoub
Dr Camille Cohen

Pr Jean Ferrières

Pr Serge Halimi

Dr Frank Martinez

Pr Vincent Ravery

décembre 2022

Différents Visages d’une Pandémie

 

  • Utilisation du plasma de convalescents pour le traitement de l'infection à SARS-CoV-2 pendant la grossesse : présentation d’une étude de cas rétrospective

  • Le tableau clinique pédiatrique de la COVID-19 correspond-il à celui d’une infection respiratoire classique ? Une revue de la littérature et méta-analyse

  • Comment la COVID-19 affecte-t-elle la prise en charge d’autres pathologies ? Résultats d’une étude rétrospective sur les admissions aux urgence pédiatriques de 17 hôpitaux

  • COVID long et symptômes neuropsychiatriques : lancement d’une plateforme digitale européenne pour l’aide au diagnostic, le dépistage, la prise en charge et l’accompagnement des patients dans leur parcours de soins

 

Et aussi...

Cancer du poumon, Alcool et Opioïdes : outils pronostic et enjeux psychologiques

 

  • Marqueurs pronostic du cancer pulmonaire : une étude japonaise sur 1000 patients évalue la corrélation avec le degré d’emphysème

  • Un langage stigmatisant contribue-t-il à perpétuer des préjugés négatifs contre les personnes atteintes de troubles liés à l'usage d'alcool ? 1 903 recherches et revues publiées dans ACER sur PubMed Central apportent un début de réponse

  • Ces 20 dernières années les USA sont confrontés à une crise des opioïdes qui a entrainé une majoration de la mortalité par surdose et suicide. Vigilance et surveillance suffisent-elles ?

 

La Rédaction

 En France, les femmes représentent 80% des métiers du care (soigner) et 52% de ceux du cure (guérir) dans le monde hospitalier. Pourtant, ces chiffres s’effondrent à mesure que nous montons dans la hiérarchie des établissements de santé.

Le collectif Donner des ELLES à la santé a pour mission d’encourager le monde de la santé à changer son regard pour sortir des stéréotypes, lutter contre les discriminations, s’engager dans une démarche en faveur de la mixité.

Pour en savoir plus : https://www.donnerdesellesalasante.org/

EN/BREF
 
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COVID long et symptômes neuropsychiatriques

 

La fondation FondaMental a annoncé au travers un communiqué de presse le lancement de la plateforme européenne «Post COVID NeuroPsy» dédiée aux personnes souffrant de symptômes neuropsychiatriques dus à un COVID long.

(postcovidneuropsy.eu)

Cette plateforme vise à faciliter le diagnostic, le dépistage et la prise en charge des troubles neuropsychiatriques tels que la dépression, l’anxiété ou encore les difficultés cognitives. Elle propose une auto-évaluation via plusieurs tests afin de fournir au patient un bilan qui pourra être réutilisé par des professionnels de santé. Des ressources digitales ainsi qu’un programme d’accompagnement personnalisé sont aussi disponibles pour informer et soutenir au mieux le patient dans son parcours de soins.

 

Source : COMMUNIQUE DE PRESSE- La Fondation FondaMental lance « Post COVID NeuroPsy », une plateforme numérique européenne de soutien et d’information pour les personnes souffrant de symptômes neuropsychiatriques dus à un « COVID Long » (18 novembre 2022)

Un nouvel outil de repérage des violences faites aux femmes

 

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la HAS diffuse, avec l’Assurance maladie, un nouvel outil à l’usage des médecins généralistes. Ce document prend en compte les freins associés au repérage et encourage à questionner systématiquement les patientes sur l’existence de violences conjugales, dans l’objectif d’une prise en charge plus précoce.

Cet outil regroupe les réponses aux questionnements des médecins tels que pourquoi, quand et comment dépister ou encore que faire en cas de violences. Il rappelle également les soutiens sociaux, associatifs, et judiciaire existants pour initier des actions concrètes et insiste sur l’importance de libérer la parole sur ce sujet.

 

Source : HAS. COMMUNIQUE DE PRESSE – Violences faites aux femmes : la HAS publie un nouvel outil d’aide au repérage. (23 novembre 2022)

Paracétamol

Le point sur la pénurie

 

Au plus fort de la pandémie, la vente de paracétamol avait été limitée à une boîte par personne. l’ANSM en partenariat avec le Collège de la médecine générale (CMG) et les syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) ont formulé des recommandations.

Il est ainsi préconisé aux médecins d’éviter de prescrire du paracétamol aux patients qui n’en ont pas un besoin immédiat. Et si possible, de privilégier une posologie de trois prises par jour, soit toutes les 8 heures, plutôt que quatre prises, soit toutes les 6 heures. 

Les pharmaciens doivent aussi tenter de limiter et d’adapter la dispensation aux besoins des patients. Et en l’absence de prescription, il est conseillé de demander aux patients leur accord pour inscrire les dispensations de paracétamol dans leur dossier pharmaceutique. 

Enfin, il est recommandé aux patients de ne pas constituer de stocks. 

De leur côté, les laboratoires qui produisent le Doliprane et le Dafalgan affirment qu’il n'y a pas de pénurie de paracétamol à craindre.

Sanofi réfute catégoriquement le fait d’être confronté à des difficultés d'approvisionnement. 1 million de boîtes de Doliprane sont produites chaque jour,  suffisamment pour couvrir les besoins de la population jusqu'à la fin de l'année.

Pas davantage de risque de pénurie chez Upsa. La fabrication est intégralement assurée sur les sites industriels du laboratoire en France, à Agen. Les officines auraient donc en moyenne plus d'un mois de stock de Dafalgan et d’Efferalgan d’avance.

Sources : 

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 19 octobre 2022) 

AFP

Annonce en psychiatrie : la HAS publie un guide

 

Moment clé du parcours de soins du patient, l’annonce diagnostique est une étape délicate, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une pathologie psychiatrique sévère.

Pour accompagner les professionnels dans cette démarche progressive, la HAS publie un guide qui leur propose des repères dans l’annonce d’un diagnostic psychiatrique sévère chez l’adulte.

L’exercice est particulièrement délicat et les enjeux cruciaux pour le patient et son entourage. Selon la HAS, ce moment doit permettre à chaque patient de mieux appréhender sa maladie et de devenir acteur de sa prise en charge afin d’améliorer son état de santé et sa qualité de vie.

Une annonce collaborative, progressive et coordonnée

- Un dialogue constant entre le médecin et son patient pour avoir un langage commun facilitera la compréhension et l’acceptabilité des symptômes.

- Le diagnostic nécessite un délai pour être confirmé. Le médecin devra savoir apprécier à quel moment le patient est prêt à l’entendre et l’intégrer.

- Une bonne coordination entre les professionnels concernés (psychiatres, addictologues, urgentistes, médecins généralistes, psychologues, infirmiers, pharmaciens, assistants sociaux… ) optimisera l’accompagnement et le suivi du patient.

Pour aider le patient à surmonter ses difficultés, le psychiatre doit créer les conditions d’une alliance thérapeutique en l’impliquant dès l’annonce. Cette implication passe notamment par une écoute attentive de son vécu, de ses troubles ou encore de ce qu’il a entrepris pour y faire face. L’adhésion du patient dans la durée passe également par la prise en compte de son environnement et l’intégration de l’entourage dans cette alliance thérapeutique, avec l’accord du patient. La HAS recommande d’évaluer la situation du patient, afin d’appréhender notamment la présence ou non d’un entourage et la capacité et le souhait des proches de s’impliquer.

Le guide est complété d’une synthèse et d’une fiche d’information pour aborder le diagnostic avec son entourage, un rappel de ses droits et des contacts utiles en cas de difficultés.

Sources : 

Haute Autorité de santé (7 octobre 2022) 

Prescription d'une activité physique

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier un nouveau guide de prescription et de consultation d’une activité physique (AP) ou d’une activité physique adaptée (APA) et des fiches d’aide à la prescription déclinées par pathologie.

Si l’activité physique est reconnue depuis de nombreuses années comme un traitement à part entière, elle reste très peu prescrite par les médecins. Seuls 30% des généralistes le feraient. Son efficacité n’est pourtant plus à prouver sur le plan scientifique, que ce soit en prévention primaire ou secondaire, ou même en curatif. Et depuis le 2 mars 2022, tous les médecins peuvent prescrire de l’APA.

Ce guide intéressera l’ensemble des médecins prenant en charge des patients atteints d’une pathologie chronique ou présentant un état de santé pour lequel l’activité physique a des effets bénéfiques prouvés.
Les professionnels de l’APA et des AP et sportives dans un but de santé. Mais aussi les personnes désirant augmenter leur niveau d’AP

 

HAS : 6 septembre 2022

DMP :

Davantage de documents

 

Le Journal officiel a publié  le 30 avril la mise à jour des documents à verser au dossier médical partagé (DMP) et à adresser par messagerie sécurisée aux patients et soignants concernés par sa prise en charge.

Dans le cadre du déploiement de l’espace numérique de santé, de nouvelles obligations administratives vont incomber aux médecins ainsi qu’aux biologistes à partir du mois de décembre 2022. Il s’agit essentiellement d’assurer un meilleur suivi et coordination des soins prodigués aux patients en versant des documents aux DMP et en les envoyant par messagerie sécurisée aux patients et aux professionnels de santé impliqués dans le parcours de soins.

Ainsi les comptes rendus des examens de biologie médicale, les comptes rendus des examens radio-diagnostiques ainsi que les prescriptions de produits de santé seront concernés par cette obligation à partir de décembre 2022 sauf s’ils sont liés à des séjours hospitaliers.

Au 31 décembre 2023, cinq autres éléments diagnostiques et thérapeutiques seront à leur tour concernés : le compte rendu opératoire ; la prescription d’examen de biologie médicale (pour les actes ayant vocation à être pratiqués hors séjour hospitalier) ; la demande d’examen de radiologie (pour les actes ayant vocation à être pratiqués hors séjour hospitalier) ; les certificats et déclarations produits par les médecins ; les lettres et courriers adressés à un professionnel de santé (hors séjour hospitalier).

Cette liste de documents s’ajoute au volet de synthèse médicale, à la lettre de liaison en vue d’une hospitalisation et à la Lettre de liaison de sortie d’hospitalisation.

Source : JORF n° 0101 du 30/04/2022

Cancer du poumon :

2 fois plus en 2025

 

Encore un bel article d'épidémiologie qui vient de Delhi. GLOBOCAN  répertorie pour l'OMS l'incidence (exprimée sous forme d'ASIR Age Standardized Incidence Rate) de 36 cancers dans 185 pays.

 

Quand on se concentre sur le cancer du poumon on arrive au chiffre faramineux de 2 millions de cas en 2020, avec bien sûr des disparités géographiques. Disparités corrélées aux habitudes tabagiques mais aussi à l'indice de développement humain. La projection en 2050 est faite a partir des pyramides de population des différents pays et en estimant que les facteurs de risques (tabac, pollution...) restent les mêmes qu'en 2020. On passerait alors a 3.8 millions de cas. 

Mais entre 2020 et 2050 il peut se passer beaucoup de choses, on vient de le voir avec la COVID, qui modifient ces projections.

Source : International Journal of Clinical Oncology 2022; 27(4): 665

Directeur de la publication

Jean-Paul Pénégry

Rédacteur en chef
Dr Maurice Lemercier

Directrice de la communication

Barbara Joly

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