TITRE.png

Directeur de la publication

Jean-Paul Pénégry

Rédacteur en chef
Dr Maurice Lemercier

Directrice de la communication

Caroline Champin

Secrétaire de rédaction

Virginie Doyen

Shot-out designer

Valérie Thoreux

Comité Scientifique
Pr Yoram Bouhnik

Pr Patrice Cacoub

Pr Vincent Cottin

Dr Frank Martinez

Pr François Rannou

Pr Vincent Ravery

Comité de rédaction
Pr Yoram Bouhnik

Pr Patrice Cacoub
Dr Camille Cohen

Pr Jean Ferrières

Pr Serge Halimi

Dr Frank Martinez

Pr Vincent Ravery

Numéro de décembre 2021

INTER/MED Publishing

EDI/TO

Un vieil obèse à la conduite dangereuse

C’était en 2009. Nathan Grills, médecin australien, publiait un papier dans l'édition de Noël du British Medical Journal.

Selon lui, Le père Noël mangeait et buvait trop, pratiquait rarement des exercices physiques, et conduisait son traîneau en état d’ivresse. Pour Nathan Grills, le Père Noël devait arrêter de grignoter les cookies, puddings et autres petits gâteaux traditionnellement laissés à son attention devant le sapin. Il conseillait même de se mettre aux "bâtonnets de carotte et de céleri que mangent ses rennes". C’est sûr, il allait se régaler.


Nathan Grills l’accusait également de se comporter dangereusement en s'introduisant dans le domicile des gens par leur cheminée, sans ceinture ni casque ! Il devait même changer de véhicule, laissant au garage traîneau et rennes pour enfourcher un vélo. Parce que les rennes, eux aussi, ils commençaient à se sentir un poil stigmatisés à trainer ce fichu traineau, dépourvu de GPS, d’ABS et de LED.


L'étude soulevait toutefois un problème qui prend ton son sel aujourd’hui. Les Pères Noël courant les rues, les magasins et autres animations, ils risquaient d’être vecteurs de toutes sortes d'infections, serrant dans leurs bras des centaines d'enfants par jour. Les faux barbus de nos centres commerciaux devaient donc, selon l'étude de Nathan Grills, subir un contrôle de santé afin d'éliminer tout risque de contamination de virus et autres maladies.

Sur ce point et avec 12 ans d’avance, Nathan avait vu juste.

 

La Rédaction

 

 

 

Grills N J, Halyday B. Santa Claus: a public health pariah? BMJ 2009; 339 :b5261 doi:10.1136/bmj.b5261

La preuve en images...

JOYEUSES FÊTES A TOUTES ET TOUS !

A LA/UNE
EN/BREF

Maladie cœliaque :

Recommandations de Académie Nationale de Pharmacie

1 - Penser à une maladie cœliaque chez un enfant présentant des troubles digestifs et/ou une cassure de la courbe de croissance lors de la diversification alimentaire et l’introduction du gluten. Les professionnels de santé, seront attentifs aux signes cliniques évocateurs de maladie cœliaque rapportés par le patients, et à les accompagner dans leur quête diagnostique.

2 - Dépister par la détermination des IgA anti-transglutaminase associée à celle des IgA totales pour éliminer un déficit en IgA. On observe parfois à une diminution des immunoglobulines A lors de la maladie cœliaque, avec pour conséquence une fausse né­gativité des IgA antitransglutaminase. Un taux normal d’IgA plasmatiques avec des IgA antitransglutaminase normales permet d’écarter le diagnostic de maladie cœliaque active.

3 - Ne pas instaurer un régime sans gluten sans avoir réalisé un test de dépistage. Ce régime peut rendre faussement négatifs les examens permettant le diagnostic de maladie cœliaque, aussi bien les autotests de dépistage que le dosage des IgA anti-transglutaminase.

Ces recommandations reposent sur les préconisations de l’European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology And Nutrition (Espghan), publiées en 2020 (Guidelines for Diagnosing Coeliac Disease.: Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, 2020, 70(1), 141-156).

 

Académie nationale de pharmacie, 18 novembre 2021.

 

La Révolution

des Caftors

 

Les modulateurs du gène CFTR ont fait leur apparition il y a moins de 10 ans et s’imposent comme la révolution qu’on attendait dans la mucoviscidose.

 

Initialement réservés à quelques mutations rares cet article du New England montre que cela va maintenant concerner la majorité des malades. 

 

La triple association Ivacaftor-Tezacaftor-Elexacaftor fait mieux que le premier seul ou les deux premiers seuls. Et ce dès 8 semaines chez des patients hétérozygotes pour la délétion Phe508 (que ce soit le sous-groupe "gating" ou le sous-groupe "residual function"). Les critères secondaires sont aussi atteints aussi bien sur le score de qualité de vie que sur la concentration de chlore dans le test a la sueur.

Une révolution, mais une révolution coûteuse : on parle de 200 000 euros par an. A mettre en perspective avec les autres traitements (dont la greffe) et l’incapacité qu’on pourra peut-être éviter.

Dr Olivier Brun

 


Barry Peter J, Mall Marcus A, Álvarez Antonio, Colombo Carla, de Winter-de Groot Karin M, Fajac Isabelle, McBennett Kimberly A, McKone Edward F, Ramsey Bonnie W, Sutharsan Sivagurunathan, Taylor-Cousar Jennifer L, Tullis Elizabeth, Ahluwalia Neil, Jun Lucy S, Moskowitz Samuel M, Prieto-Centurion Valentin, Tian Simon, Waltz David, Xuan Fengjuan, Zhang Yaohua, Rowe Steven M, Polineni Deepika.
The New England journal of medicine 2021 Aug; 385(9): 815-825

Mois Sans Tabac

Le mois sans tabac sera lancé, pour sa sixième édition, le 1er novembre.

 

Une analyse du Baromètre santé de Santé publique France, qui vient d’être publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 26 octobre 2021 met en évidence que l’impact de la campagne Mois Sans Tabac, va au-delà des seuls inscrits.

 

Cette étude a été menée auprès de plus de 12 000 fumeurs quotidiens entre 2016 et 2019. Les analyses ont montré une augmentation croissante des tentatives d’arrêt au dernier trimestre chez ces fumeurs, passant de 15,9% en 2016, à 24,4% en 2019, avec une hausse des tentatives d’arrêt directement attribuables à l’opération Mois Sans Tabac.

Comme chaque année, ce défi proposera aux personnes qui le souhaitent, d'arrêter de fumer. Il repose sur le fait qu’une personne qui a réussi à arrêter de fumer pendant 30 jours multiplie par 5 ses chances d’arrêter définitivement. En outre au-delà de 30 jours, les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont largement réduits.

Deux nouveautés cette année : un service facilitant l’accès à une consultation d’arrêt du tabac (présentiel ou téléphonique), via un espace dédié sur le site internet.

 

Ensuite, Mois sans tabac fait son entrée sur Wanted Community, une communauté d'entraide et de coopération sociale présente sur Facebook, pour promouvoir le sevrage tabagique durant les mois d’octobre et novembre.

Santé Publique France. Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 26 octobre 2021

 

Covid pédiatrique

 

Une synthèse de 38 revues systématiques incluant au total 1145 études confirme que les formes pédiatriques de Covid-19 sont le plus souvent bénignes et de bon pronostic.

Les enfants présentant des co-morbidités sont toutefois plus à risque. Plus d’1 enfant sur 5 est asymptomatique et la méta-analyse des résultats retrouve un taux de mortalité de 0,12 % (avec une grande hétérogénéité selon les études). Les signes sont peu spécifiques. La fièvre et la toux sont les signes cliniques les plus fréquents, et les opacités en verre dépoli les anomalies radiologiques les plus courantes.

Biologiquement, les signes le plus souvent rencontrés sont l’augmentation de la CRP, de la LDH et des D-dimères.

Quant au syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C ou PIMS), sa prévalence est très variable selon les études, certaines le déclarant comme rare (0,2 à 0,6 %), d’autres l’évaluant jusqu’à 15 %.

Dr E. Guin

Komal Shah, Mudita Upadhyaya, Yogini Kandre, Apurvakumar Pandya, Vishakh Saraf, Deepak Saxena, Dileep Mavalankar
QJM: An International Journal of Medicine 2021; aop: 10.1093/qjmed/hcab206

Télémédecine

 

Depuis la pandémie de Covid-19, la pratique de la télémédecine s’est étendue.

Une équipe italienne a expérimenté ce service pour des patients adultes atteints de cardiopathie congénitale, pendant le premier confinement à la suite de la première vague de Covid-19.

Ces patients sont à risque élevé de complications liées à la Covid-19, et les auteurs de l’étude estiment que les téléconsultations leur ont été bénéfiques, permettant un suivi régulier et le rappel des mesures de prévention, tout en évitant de plus les exposer au risque de contamination.

Dr E. Guin
 


Komal Shah, Mudita Upadhyaya, Yogini Kandre, Apurvakumar Pandya, Vishakh Saraf, Deepak Saxena, Dileep Mavalankar
QJM: An International Journal of Medicine 2021; aop: 10.1093/qjmed/hcab206

.