Suspicion de transmission verticale du COVID-19

Le risque de transmission verticale de l’infection au coronavirus 2019 (COVID-19), de la mère au nouveau-né, reste controversé et les données sur l’impact de la gravité de la maladie sur l'issue néonatale restent assez limitées.

Une équipe iranienne présente ici le cas clinique d’un enfant prématuré, né d'une parturiente atteinte de pneumonie sévère à COVID-19. L’accouchement a eu lieu par césarienne et la PCR réalisée sur le liquide amniotique était positive pour le SARS-CoV-2.

  • Le nouveau-né a présenté une infection précoce, confirmée sur des prélèvements pharyngés par PCR dans les 24 premières heures de vie, suggérant une transmission verticale du virus.

  • La mère est décédée 14 jours après l'accouchement.

  • L’évolution néonatale a été globalement favorable et l’enfant est sorti de l’unité à J30 de vie, après une durée totale d’antibiothérapie de 14 jours.

  • Le suivi jusqu’à l’âge de 7 mois était rassurant. Le développement neurologique était normal. Le suivi sensoriel montrait un dépistage auditif normal et un fond d’œil normal. De même, les échographies cérébrale et pulmonaire réalisées à l'âge de 2 mois étaient normales.

Les auteurs concluent que l'infection au COVID-19 chez les femmes enceintes peut augmenter la morbi-mortalité maternelle, avec la possibilité d’une transmission verticale dans les cas graves. Cependant, l’infection néonatale ne semble pas évoluer vers des complications précoces ou tardives graves, avec un pronostic globalement favorable.



Dr Abel Hassoun



Farhadi Roya , Mehrpisheh Shahrokh , Ghaffari Vajiheh , Haghshenas Mohammadreza , Ebadi Aghdas Journal of Medical Case Reports 2021; 15(1): 213