Administration de surfactants moins invasive (LISA) chez les nourrissons prématurés extrêmes : une revue systématique et une méta-analyse
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La prise en charge du syndrome de détresse respiratoire du grand prématuré reste un enjeu majeur de réanimation néonatale, et cette méta-analyse récente s’intéresse plus précisément aux enfants nés avant 28 semaines de gestation. Les auteurs ont comparé la stratégie de surfactant administré par voie peu invasive, LISA/MIST, à l’INSURE et à l’intubation conventionnelle afin d’évaluer son impact sur la ventilation mécanique, la dysplasie bronchopulmonaire et la mortalité. Ils montrent que LISA réduit le recours précoce à la ventilation mécanique et paraît supérieure à l’intubation classique sur plusieurs complications respiratoires et neurologiques, sans excès de morbidité.

En revanche, l’avantage sur l’INSURE n’est pas confirmé pour les critères les plus robustes, notamment la DBP et la mortalité, surtout lorsque l’analyse est limitée aux essais randomisés.
Cette nuance est importante, car elle suggère que la supériorité apparente de LISA tient peut-être davantage à la limitation de l’exposition à la ventilation invasive qu’à la technique elle-même. Les auteurs soulignent aussi l’hétérogénéité des protocoles, des doses de surfactant et des pratiques de sédation, qui fragilise l’interprétation des résultats. En pratique, LISA apparaît donc comme une option sûre et prometteuse chez le très grand prématuré, mais son bénéfice comparatif exact face à l’INSURE reste à préciser.
L’enjeu des prochains travaux sera de définir les sous-groupes les plus concernés et d’harmoniser les modalités de mise en œuvre.
Commented by : La rédaction
Source: Neonatology 2026 Apr: 1-21