Le rituximab dans la polyradiculonévrite démyélinisante chronique : résultats randomisé
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La polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) est une neuropathie auto-immune qui nécessite souvent un traitement prolongé par les immunoglobulines par voie intraveineuse ou sous-cutanée (IVIg/SCIg) afin de prévenir les rechutes. Le rituximab, qui est un anticorps anti-CD20 ciblant les lymphocytes B, a fait preuve d’une certaine efficacité dans les formes réfractaires de la PIDC, tout au moins dans le cadre d’études non co

Une étude randomisée multicentrique, menée à double insu contre placebo, a inclus 38 patients atteints d’une PIDC traitée par les IVIg. Dix-neuf patients ont été affectés au groupe rituximab (administré à J1, 15 et à six mois) et 18 au groupe placebo. Les immunoglobulines ont été poursuivies pendant 6 mois puis interrompues. La réponse thérapeutique entaires propres aux neuropathies inflammatoires, évaluant le handicap (INCAT), la force musculaire (MRC) et la capacité fonctionnelle globale (I-RODS), permettant une appréciation multidimensionnelle de la réponse thérapeutique.
Au terme de 12 mois de suivi, une détérioration clinique définie par la combinaison des critères précédents a été constatée chez 63,2 % des patients du groupe versus 66,7 % dans le groupe placebo (NS). A 18 mois, les chiffres correspondants ont
Cet essai randomisé montre que le rituximab n’est pas supérieur au placebo quant à la prévention de la détérioration clinique après arrêt des immunoglobulines chez des patients atteints d’une PIDC.
Ces résultats contrastent avec les données des études observationnelles et soulignent la nécessité d’essais ciblant des populations mieux définies. L’étude manque cependant de puissance statistique pour conclure formellement à l’inefficacité du rituximab administré ici chez des patients déjà traités par les IVIg.
Commented by: Dr Philippe Tellier
Source: Brain. Volume 148(4).