Fumer tue les plus jeunes

Les études et les méta analyses menées jusqu'ici n'étaient pas concluantes concernant l’association entre le tabagisme et la mortalité due à la COVID 19.


  • Dans cette cohorte de 6717 patients atteints de la COVID-19, les fumeurs avaient une mortalité ainsi qu’un risque de recours à la ventilation mécanique plus important que les non-fumeurs.

  • Les malades décédés étaient plus à risque d’avoir des antécédents de diabète, d’hypertension, de dyslipidémie, de MTEV et de coronaropathies ce qui était attendu mais étonnamment, l’obésité était moins fréquente.

  • De façon inattendue, l’analyse des sous-groupes a montré que le tabagisme était un facteur de risque de décès plus important chez les patients jeunes plus jeunes (18- 59 ans) peut-être parce que le risque de décès dans cette population est faible ou parce que les personnes plus jeunes ont moins de comorbidités. Le tabagisme est donc un facteur indépendant de mortalité.


Mais attention à l’interprétation de ces résultats car les auteurs ne précisent ni la durée ni l’intensité du tabagisme et les anciens fumeurs sevrés ont été considérés comme non-fumeurs...



Dr Sarah Hussein et Pr Jésus Gonzalez-Bermejo





Source : PloS one 2022 ; 17(7): e0270763

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