Efgartigimod versus immunoglobulines intraveineuses dans le syndrome de Guillain–Barré : premiers résultats d’une étude non contrôlée
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Cette étude rétrospective bicentrique compare l’efficacité de l’efgartigimod intraveineux et des l’immunoglobulines IV (IV Ig) chez 21 patients atteints d’un syndrome de Guillain–Barré sévère. L’efgartigimod est un inhibiteur sélectif du récepteur FcRn, conçu pour accélérer la dégradation des IgG pathogènes tout en préservant les autres immunoglobulines et l’albumine.

Les deux groupes (efgartigimod, n=9 et 12 IVIg, n=12) étaient cliniquement comparables à l’état basal. Le critère principal -obtention d’un score GBS-DS (Guillain-Barré Syndrome Disability Score). ≤ 2 à 4 semaines n’a pas été atteint, aucune différence significative n’apparaissant entre les deux traitements. L’effet sur les critères secondaires n’a guère de signification dans une étude non contrôlée portant de plus sur un effectif restreint, même si la tendance est légèrement en faveur de l’efgartigimod.
Le choix entre efgartigimod et IVIg repose sur l’urgence de la situation, les comorbidités, le mécanisme immunologique recherché et les contraintes logistiques. L’efgartigimod privilégie la sélectivité d’action et l’acceptabilité tandis que les IV Ig gardent l’avantage dans les situations neurologiques aiguës. Les deux traitements poursuivent le même objectif — réduire l’impact des IgG pathogènes, mais par des voies opposées : apport massif d’IgG pour l’un, élimination ciblée des IgG pour l’autre.
Commented by: Dr Philippe Tellier