Syndrome d’alcoolisation fœtale : méconnu des MG

Le sujet est rarement abordé lors des consultations de pré ou de début de grossesse. Pourtant les risques, en particulier cérébraux, nécessitent un suivi attentif des enfants.


Pour le Dr Denis Lamblin, « Chaque verre est une prise de risque ». Ce pédiatre est à l’initiative du logo spécifique apposé sur les bouteilles d’alcool depuis 2013. Même si le risque d’effet indésirable est faible, il n’est pas nul : c'est une sorte de loterie dont le résultat dépend de multiples facteurs dont la capacité de métabolisation de l’alcool par la mère, son âge, ou son hygiène de vie.


L’alcoolisation fœtale est une des rares causes de troubles neurodéveloppementaux qui puisse être évitée.


Selon une récente enquête menée par OpinionWay :

  • A peine 1 médecin généraliste sur 4 connaitrait ces troubles et saurait précisément ce dont il s’agit.

  • Peu nombreux (6 %) sont ceux qui évaluent correctement le nombre d’enfants touchés et handicapés à vie chaque année en France.

  • Un MG sur 10 connaît parfaitement les différentes complications liées à l’alcoolisation fœtale comme les anomalies du système nerveux central à l’origine de retards psychomoteurs et problèmes comportementaux.

Ces troubles ne sont pas toujours immédiatement visibles et ne se manifestent que lorsque le cerveau devient plus mature, à l’entrée en crèche ou à l’école.

Trop de MG n’en parlent pas systématiquement avec leurs patientes futures mères susceptibles de boire parce qu’ils n’y pensent pas ou ne veulent pas culpabiliser ou inquiéter. Ceux qui osent sont les plus âgés.




Source :

https://www.opinion-way.com/fr/mediatheque/infographies/2-infographies/detail/213-saf-les-francais-et-le-syndrome-d-alcoolisation-foetale-septembre-2020.html?tmpl=component