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Optimiser la prévention de la DBP : rôle potentiel de l’administration précoce de l’aminophylline

  • 15 avr.
  • 2 min de lecture

Les prématurés, en particulier ceux nés avant 32 SA, présentent fréquemment des apnées liées à l’immaturité des centres respiratoires, justifiant l’utilisation de soutiens ventilatoires et de stimulants respiratoires tels que les méthylxanthines.

Bien que la caféine soit devenue le traitement de référence de l’apnée du prématuré, l’aminophylline reste largement utilisée dans les pays à ressources limitées, en raison de son coût réduit et de sa disponibilité. Si son efficacité est comparable à celle de la caféine, l’aminophylline expose davantage aux effets indésirables, ce qui limite son usage aux contextes où la caféine n’est pas accessible et où une surveillance thérapeutique peut être assurée.



Certaines données suggèrent qu’un usage précoce pourrait réduire la dysplasie broncho-pulmonaire (DBP) et la durée de ventilation, justifiant une réévaluation de sa place dans ces régions.

L’objectif de cette étude chinoise rétrospective a été d’évaluer l’impact de l’aminophylline précoce sur le pronostic respiratoire des prématurés.

L’analyse des données de 296 prématurés d’AG <32 SA et PN <1500 g, montre que l’initiation du traitement dans les 48 premières heures de vie est associée à une réduction marquée du risque de DBP (7,2 % vs 28,4 %), à des durées significativement plus courtes de ventilation invasive, non invasive et d’oxygénothérapie, ainsi qu’à un séjour hospitalier légèrement réduit, des bénéfices confirmés après ajustement pour les facteurs confondants et particulièrement visibles dans les sous-groupes 28–30 SA et 30–32 SA.

Par ailleurs, aucune augmentation des complications néonatales (ECN, RdP, HIV, PCA) ni des événements indésirables (tachycardie, intolérance digestive) n’a été observée, les taux sériques restant dans la zone thérapeutique.


Bien que limitée par son caractère monocentrique et rétrospectif, l’étude suggère que l’aminophylline, lorsqu’elle est administrée précocement, pourrait contribuer à réduire la DBP et la durée de ventilation chez les grands prématurés, ce qui reste un enjeu majeur dans un contexte d’une incidence encore élevée de la DBP malgré les progrès des soins périnatals.


Certes, ces données n’invitent pas à modifier les pratiques, mais rappellent l’importance de poursuivre la recherche pour améliorer la prévention de la DBP.


Commented by: Dr Abel Hassoun

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