La contraception masculine : hier et demain

Les progrès en contraception masculine sont lents. Bien que la contraception masculine hormonale injectable ait démontré son efficacité et sa réversibilité, aucun produit n’est actuellement disponible. Des essais d’un gel combiné de testostérone et d’un progestatif, la nestorone, self-administré par l’homme, sont en cours. Des nouveaux stéroïdes ayant une action double, androgénique et progestative (progestogenic androgens), de longue durée d’action, sont également en début d’essais cliniques.Une approche non hormonale de la contraception masculine offre certains avantages, avec des sites d’action sur la spermatogénèse, la maturation spermatique au niveau de l’épididyme ou des canaux déférents, mais ces produits en sont encore au stade préclinique.

Par ailleurs, des enquêtes menées auprès des hommes et de leurs partenaires, indiquent leur souhait d’utiliser une nouvelle méthode masculine mais ils attendent toujours cette opportunité (1).

 Il s’agit d’une synthèse remarquable sur l’état actuel de la recherche à l’échelon mondial, en contraception masculine hormonale ou non hormonale. Cet article démontre parfaitement que la contraception masculine moderne est une réalité et que ses perspectives sont très prometteuses permettant enfin aux hommes de prendre leur responsabilité en matière de sexualité et de reproduction.

 

Les points forts de cet article sont que cet article est une excellente synthèse très complète de l’état actuel de la recherche mondiale en contraception masculine, après un rappel sur l’historique de cette contraception et sur la physiologie de la spermatogénèse. La bibliographie citée est riche et très actuelle apportant beaucoup d’informations sur le sujet.

 

Mais il y a des limites et des points faibles :

  • Les auteurs ne s’attardent pas sur certains points qui ont pourtant leur importance. En effet, l’acceptabilité de la contraception masculine actuelle et future, aussi bien par les hommes mais également par les femmes, est insuffisamment développée alors qu’il s’agit d’un point de vue essentiel pour le développement de cette méthode contraceptive.

  • D’autre part, les effets bénéfiques non contraceptifs de la contraception masculine sont à peine évoqués et auraient mérité d’être développés.

  • La promotion de la contraception masculine actuelle et future est également trop peu abordée. Par exemple, l’ICMC (International Consortium for Male Contraception) (www.ic-mc.info)  n’est pas cité alors qu’il organise des congrès internationaux sur la contraception masculine (le 3ème congrès de l’ICMC aura lieu à Paris à l’Académie Nationale de Médecine le 11 Mai 2020) ainsi que des sessions scientifiques consacrées à la contraception masculine en Europe et dans le monde.

  • Les délais probables de disponibilité de futures méthodes de contraception masculine (estimés par les chercheurs à une décade pour les méthodes hormonales, les méthodes non hormonales étant à un horizon un peu plus lointain) ne sont pas évoqués.

  • Enfin, le rôle de l’industrie pharmaceutique qui a abandonné la recherche en contraception masculine est à peine évoqué.

 

 

 

(1) Male contraception: where are we going and where have we been? Reynolds-Wright JJ, Anderson R. BMJ Sex Reprod Health 2019 ;0 :1-7/.doi :10.1136bmjsrh-2019-200395

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