Développement d’un test urinaire pour le dépistage non invasif du cancer de la prostate : étude pilo


La biologie moléculaire, une fois identifiées les cibles pertinentes, permet de plus en plus souvent un diagnostic à haute spécificité et sensibilité. Ici, le défi est celui d’un test simple, applicable dès les phases précoces de la maladie, l’adénocarcinome prostatique, sensible et spécifique, permettant de réduire les tests invasifs tout comme de rassurer les hommes non concernés par un diagnostic de malignité. De plus, par sa bénignité, ce test une fois passé à la routine, permettra de détecter la pathologie de manière systématique et précoce sur le plus grand nombre, dans la mesure où le coût est raisonnable et les implications cliniques bénéfiques confirmées.

Les auteurs (de Philadelphie, USA) donnent dans cet article des résultats encourageants concernant un test urinaire recherchant l’expression du récepteur VPAC1 sur la surface de cellules obtenues à partir d’un frottis urinaire.

L’étude a porté sur 141 patients ayant un cancer de la prostate et 10 patients ayant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Ce test est particulièrement intéressant car il donne une réponse binaire : présence de récepteurs VPAC1 avec une fluorescence orange positive ou pas d’expression, s’accompagnant de l’absence de fluorescence. En cas de cancer prostatique, 139 des 141 échantillons ont été positifs et sur les 66 contrôles non carcinologiques, 45 ont été négatifs, avec seulement 11 faux positifs.

Ce test apparaît intéressant et reste à évaluer plus complètement.

Les auteurs décrivent ainsi un test simple, non invasif, qui paraît fiable pour détecter les patients ayant un cancer de la prostate en étudiant les récepteurs VPAC1 surexprimés sur les cellules tumorales. Il s’agit néanmoins d’un test de laboratoire de biologie moléculaire avec mise en évidence d’une immunofluorescence.

La grande innovation est celle d’un rendu de résultats positifs ou bien négatifs par l’automatisation de lecture optique du résultat.

Une fois le résultat optique de l’analyse des urines obtenu et positif, des tests basés sur l’expression du récepteur VPAC1 pourraient permettre la localisation plus précise de la maladie.

Le test est d’une grande spécificité et d’une sensibilité satisfaisante, ce qui le rend particulièrement intéressant pour une utilisation en routine clinique.

Reste à évaluer plus précisément le coût et la reproductibilité de la méthode sur des séries plus importantes en différenciant cancer localisé et cancer métastatique.

Edouard J. Trabulsi, Sushil K. Tripathi, Leonard Gomella, Charalambos Solomides, Eric Wickstrom and Mathew L. Thakur. BJU Int 2017 : 119 : 885 – 95.

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