EDI/TO

Qui en juin se porte bien...

Un biais cognitif est une manière erronée de traiter une information. C’est particulièrement le cas lors de situations de stress au cours desquelles notre cerveau enclenche des mécanismes automatiques visant à accélérer la prise de décision. Ainsi en va-t-il des anti et des pro-hydroxychloroquine qui mettent chacun en avant les informations qui les confortent dans leur position. Le Dr Pierre Housset nous livre son analyse du phénomène.

 

Le Pr Nejib Doss continue à nous faire réviser notre dermatologie avec un article consacré à la leishmaniose cutanée. C’est une pathologie fréquente bien que considérée comme trop négligée selon l’OMS. Il faut garder en mémoire ce diagnostic en ces temps où il y a beaucoup de déplacements (forcés ou non) de populations.

 

La consommation de benzodiazépines en Europe et aux USA est en hausse ces dernières années. Le Dr Christophe Cutarella revient sur les effets des benzodiazépines sur les différents systèmes neurobiologiques et pharmacologiques et sur leurs risques dont le risque addictif. Cet article passionnera non seulement les psychiatres, mais aussi les médecins généralistes en première ligne des demandes, les neurologues et les pédiatres, les médecins du travail et les médecins du sport, fortement confrontés à ces types de consommations

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Dans le contexte de pandémie COVID-19, les gastro-entérologues s’interrogeaient et étaient fréquemment sollicités par leurs patients inquiets quant à la prise en charge de leur maladie inflammatoire chronique intestinale. Nous leur avons proposé un rendez-vous hebdomadaire en webconférence pour leur permettre de partager avec des experts sur l’actualisation des connaissances et de poser toutes leurs questions.  Il vous est  désormais possible de visionner ces webconférences en replay et de laisser vos questions sur le fil de discussion. Pour ce faire, il vous suffit de cliquer sur l’onglet ci-dessus : MICI / COVID-19.

La Rédaction

Et maintenant, on fait quoi ?

A LA/UNE
EN/BREF

La leishmaniose cutanée est une maladie due à un protozoaire intra-cellulaire  du genre leishmania (on en dénombre plus d’une vingtaine). A côté du parasite, la maladie implique un réservoir de virus qui peut être un rongeur, le chien ou  même l’homme et enfin un vecteur qui est un insecte le phlébotome.

Ces trois facteurs varient en fonction des régions, ce qui implique des manifestations cliniques et des attitudes thérapeutiques variables.

C’est une maladie endémique dans certaines régio...

Les auteurs présentent des données dans plus de 50 pays et proposent un article globalement rassurant sur l’évolution des résistances aux antibiotiques, qui ne serait pas si catastrophique selon les prédictions prévues pour 2030. Ils modèrent ainsi les conclusions apocalyptiques rapportées par le papier anglais de Jim O’Neill qui prévoyait de placer l’antibiorésistance comme la première cause de mortalité devant tous les cancers et maladies dégénératives.

L’antibiorésistance est un problème majeur...

La tuberculose reste une problématique importante de la pathologie VIH puisqu’elle représente toujours une des premières causes de décès dans les pays dans lesquels la tuberculose est encore endémique. L’une des principales difficultés dans sa prise en charge ou sa prévention étant l’observance aux anti-tuberculeux.

Cette étude de phase 3 de non-infériorité, randomisée, se propose de comparer 2 traitements préventifs de la tuberculose : Rifapentine + Isoniazide pendant 1 mois (groupe 1) vs Isoniazi...

A lire votre livre, on découvre que finalement l’Intelligence Artificielle (AI) en Médecine n’est pas pour demain…mais qu’elle est déjà présente très concrètement aujourd’hui.

Oui, l’IA et la robotisation sont d’ores et déjà très largement opérationnelles au sein de notre système de santé. Je dirais même que cela ne date pas d’aujourd’hui puisque dès 1964, Joseph Weizenbaum, Psychothérapeute, avait créé un programme informatique ELIZA (ancêtre du Chatbot) qui reformulait des questions, du type « Po...

L’étude POET rapportée par Henning Bundgaard (Copenhague, DK) a été l’occasion d’une très intéressante présentation qui pourrait changer la vie de nombreux patients. Elle a évalué la possibilité de passer les antibiotiques par voie orale et de laisser éventuellement sortir les patients dans la prise en charge des endocardites du cœur gauche.

Les recommandations actuelles préconisent un traitement IV durant 6 semaines, et donc un maintien le plus souvent prolongé en secteur hospitalier. L’étude POET...

Il a toujours été suspecté qu’il n’est pas bon d’avoir à se présenter aux Urgences pendant les vacances ou le week-end. L’analyse des auteurs a porté de manière globale sur les admissions aux Urgences de 4 établissements de la région britannique d’Oxford (ne pas se tromper, il y a plein d’Oxford aux USA et au Canada !) sur les années 2006 à 2014, soit près de 260.000 personnes qui ont fait l’objet de plus de 50.000 admissions.

Sur cette impressionnante cohorte, il y a eu 18.313 décès (dans les 30...

Le « data mining », opération banale en marketing, est fort utile en médecine. Faire tourner les ordinateurs pour trouver des données pertinentes, utiles en pratique quotidienne permet de suppléer l’intuition… parfois. Ici, une donnée très simple et toujours disponible, le taux d’albumine, permet d’améliorer la prise en charge des patients devant avoir une chirurgie lourde, la cystectomie. Les internistes et les gériatres n’ont pas attendu cette étude pour se pencher sur le taux d’albumine des pat...

La symbiose bactéries-tumeurs émerge comme un facteur de résistance au traitement anticancéreux .Le remarquable travail de Leore Geller et de son équipe a permis de mettre en évidence la sécrétion de facteur de résistance à la chimiothérapie par certaines bactéries fréquemment présentes dans les tumeurs humaines. Ce travail permet d’avancer dans la prise en charge efficace de ces tumeurs d’une manière étonnamment simple et inattendue : en associant un antibiotique à la chimiothérapie. Qu’en penser...

La biopsie prostatique, geste a priori banal et bénin, peut induire une morbidité élevée et coûteuse dans certaines circonstances que les auteurs australiens ont analysées. L’objectif est de connaître et de reconnaître les situations génératrices d’un taux élevé de complications et de prendre les mesures appropriées pour que ces complications ne surviennent pas. Il semble bien que quelques précautions simples, en général anamnestiques, permettraient de réduire efficacement les infections post-biop...

Des études observationnelles ont mis en évidence un lien entre un taux sérique bas de 25-OH-vitamine D et le risque d'infection respiratoire aiguë. Les méta-analyses réalisées nous apportent toutefois des résultats contradictoires, liés sans doute à l'existence de biais, dus à des différences dans les caractéristiques des participants ou dans les posologies de vitamine D utilisées.

Une méta-analyse a été réalisée à partir de 25 essais randomisés contrôlés incluant les données individuelles de plus...

La génétique humaine n’a pas de limites ! Alors que le génome humain est désormais parfaitement identifié, les avancées continuent à pas de géant. La toute dernière innovation porte sur une enzyme capable de modifier notre code génétique.(1)

Il s’agit de l’enzyme CRISP-Cas9, une endonucléase qui a été découverte à l’origine dans des bactéries. Cette nucléase comporte deux parties : une protéine Cas9 complexée avec son « guide » ARN de 100 nucléotides : une fusion du CRISP ARN bactérien avec un ARN...

La toxicité rénale des produits de contraste iodés (PCI) radiologiques est la deuxième cause d'insuffisance rénale aiguë (IRA) acquise à l'hôpital. Survenant chez des malades à "haut risque rénal " et à "haut risque cardiovasculaire" cette forme d'IRA est associée à un mauvais pronostic de survie, à moyen et long terme. Trouver un ou des outils de prévention pharmacologique des IRA aux PCI a donc une grande importance, à l'échelon individuel, mais aussi en "santé publique", vu la fréquence et le c...

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#caféchocolatssoignants

Les soignants affrontent des situations de plus en plus difficiles – décès de patients,  maladies et parfois  décès de leurs collègues - qui se rajoutent à la fatigue qui s'accumule et aux incertitudes stressantes sur l’avenir de la situation.  Les Français les soutiennent tous les soirs leurs soignants, au travers de leurs applaudissements.

 

Pour prolonger ce geste à travers un soutien à la fois concret, symbolique, agréable et particulièrement utile, Carrefour Market en partenariat avec la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France propose à ses clients d’offrir du café et du chocolat au personnel hospitalier. Le café est la boisson de la convivialité dans les services et aide à affronter la fatigue, et le chocolat un stimulant et un antidépresseur naturel.

 

Comment ? En achetant, pendant vos courses, des paquets de café moulu ou des capsules, ainsi que des tablettes ou chocolats de Pâques. Ces achats seront redistribués dans les hôpitaux, via le service de livraison en partenariat avec Carrefour, Warning.

Pour des remerciements personnalisés, il est possible de préparer un dessin ou d’écrire un mot en amont afin de les coller sur les achats avant qu'ils ne soient redistribués.

 

Ajoutons que c’est un membre du comité scientifique d’INTER/MED qui est à l’origine de ce projet.

LE  COVID À L'ŒIL

Le Journal Français d'Ophtalmologie du 17 avril rapporte le cas d’un homme de 27 ans qui a consulté par télémédecine lors de la pandémie, pour une sensation de corps étranger et une rougeur à l’œil gauche.

L'examen a révélé un œdème palpébral unilatéral et une hyperémie conjonctivale diffuse modérée.

 

Quelques heures plus tard, le patient a présenté des céphalées intenses, de la fièvre, de la toux et une dyspnée sévère, et une PCR nasopharyngée est revenue positive au SARS-CoV-2, posant le diagnostic de COVID-19.

 

Ce cas démontre la possibilité d’une conjonctivite inaugurale lors de l’infection COVID-19. Il illustre l'intérêt de la télémédecine en ophtalmologie lors de la pandémie, une hyperémie conjonctivale modérée pouvant être le premier signe d'une détresse respiratoire sévère.

Ocular manifestation as first sign of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19): interest of telemedicine during the pandemic context

HAMSTER & COVID

 

Reproduire un modèle chez une petit animal permet d’effectuer des études physiopathologiques et thérapeutiques. Des chercheurs de Hong-Kong ont réussi à mettre au point un modèle très intéressant de COVID-19 chez le hamster.

 

Les hamster font une pneumonie qui guérit spontanément en 14 jours avec une charge virale importante au niveau nasal, pulmonaire et intestinal et développent des anticorps neutralisants à partir de J7.

L'immunoprophylaxie a entraîné une diminution significative de la charge virale pulmonaire mais pas de la pathologie pulmonaire

Clinical Infectious Diseases Mars 26
(Chan J F-Woo)

VOUS AVEZ DUT COLLATERAL ?

 

On se doutait de l'impact du COVID-19 sur la prise en charge d’autres pathologies, notamment dans les services d’urgences. Des premiers résultats arrivent. A Hong- Kong, dès le 25 janvier 2020, les hôpitaux de la ville ont commencé à mofifier les protocoles d'urgence pour contenir le COVID-19. Cela a obligé les hôpitaux à suspendre toutes les visites non essentielles et à ajuster les services cliniques hospitaliers et ambulatoires.

 

Si l’on compare la prise en charge des infarctus du myocarde entre cette date et le10 février 2020 (7 patients), à ce qui s’est passé entre le 1er février 2018 et le 31 janvier 2019 (108 patients),  les délais de prise en charge entre le symptôme initial et le 1er contact médical ont été multipliés par 4. (318h vs 82h).

Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2020;13:e006631.

April 2020

Chor-Cheung et al

Scrute la nature

c’est là qu’est ton futur

 

Inspiré depuis toujours par les recherches du Commandant Cousteau et persuadé que le biomimétisme est la clé des thérapeutiques du futur, Frank Zal a concentré ses recherches sur l’écophysiologie respiratoire des vers marins, lui permettant ainsi de découvrir le 1er transporteur d’oxygène universel.

La technologie Hemarina repose sur les particularités de l’hémoglobine des arénicoles, vers marins présents sur les plages. Sa structure est comparable à la nôtre mais elle est extracellulaire, c’est-à-dire qu’elle n’est pas contenue dans un globule rouge. Elle est capable de lier 40 fois plus de molécules d’oxygène tout en étant 250 fois plus petite que le globule rouge humain.

Les perspectives thérapeutiques sont alors immenses. Elles peuvent être envisagées partout où l’oxygène intervient et potentiellement à tous les niveaux du vivant (cellule, organe, organisme). Ainsi, toutes les pathologies ischémiques (présentant un déficit en oxygène) sont des voies de développement possibles. Le cœur, le rein et le cerveau sont les organes les plus sensibles au manque d’oxygène, et sont, de ce fait, les organes cibles de la technologie Hemarina.

Dans ce contexte, le dispositif médical HEMO2life® développé par Hemarina représente une innovation de rupture majeure dans le domaine de la préservation d’organe. Il permet, en additif aux solutions de préservation traditionnelles, d’oxygéner le greffon et ainsi de réduire considérablement les risques de rejet de la greffe et prolonger le temps de conservation des greffons.

Un autre objectif de la technologie Hemarina est de répondre aux besoins sanguins grandissants qui ne sont plus couverts par les banques de sang. Grâce à ses propriétés non allergènes et non immunogènes, le ver marin est un donneur de sang universel.

HTA : LES RECOMMANDATIONS US DE 2017 EN QUESTION

 

Les règles publiées aux USA en 2017 définissent l’HTA au dessus de 130/80 mmHg. Les données de la surveillance NHANES révèlent que le taux d’hypertendus aux USA (≥ 130/80 mmHg) serait de 45,4% (105,3 millions d’adultes), contre 32,0% (74.1 millions d’adultes) en s’en tenant aux normes de 2014 !

 

Mais appliquer ces recommandations très contraignantes provoquerait une recrudescence de complications iatrogènes, d’abandons définitifs du traitement, et cela sans bénéfice certain. Rappelons qu’elles sont issues de l’étude SPRINT dont la méthodologie a été critiquée par les hypertensiologues. Les mesures effectuées dans SPRINT correspondaient en fait à des automesures ! Et en automesure, le niveau 130/80 était déjà considéré normal. L’ambiguïté réside dans le 130/80 au cabinet médical, lequel correspond à peu près à 120, voire moins, en automesure. Donc sur le versant de la courbe en U où les ennuis commencent  à arriver : hypotensions traumatiques, hypoperfusions rénales !

C’est la raison pour laquelle l’ESH et la SFHTA se sont montrées nuancées. L'effet d’un traitement excessif de la PA va bien plus loin que la prescription d’une ou deux lignes supplémentaires sur une ordonnance souvent déjà longue ! Outre les complications iatrogènes, cela peut aboutir à un arrêt d’un traitement jugé dès lors insupportable. C’est aussi l’une des raisons qui ont poussé la communauté des hypertensiologues à préconiser des triples associations pour éviter la saturation chez des patients polymédiqués pour une pathologie dont ils perçoivent rarement la portée pathogène, mais mesurent pleinement les inconvénients thérapeutiques.

Joshua D. Bundy et coll. Estimating the Association of the 2017 and 2014 Hypertension Guidelines With Cardiovascular Events and Deaths in US Adults. An Analysis of National Data. JAMA Cardiol. 2018 ; 3 : 572-81

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