EDI/TO

Qui en juin se porte bien...

Un biais cognitif est une manière erronée de traiter une information. C’est particulièrement le cas lors de situations de stress au cours desquelles notre cerveau enclenche des mécanismes automatiques visant à accélérer la prise de décision. Ainsi en va-t-il des anti et des pro-hydroxychloroquine qui mettent chacun en avant les informations qui les confortent dans leur position. Le Dr Pierre Housset nous livre son analyse du phénomène.

 

Le Pr Nejib Doss continue à nous faire réviser notre dermatologie avec un article consacré à la leishmaniose cutanée. C’est une pathologie fréquente bien que considérée comme trop négligée selon l’OMS. Il faut garder en mémoire ce diagnostic en ces temps où il y a beaucoup de déplacements (forcés ou non) de populations.

 

La consommation de benzodiazépines en Europe et aux USA est en hausse ces dernières années. Le Dr Christophe Cutarella revient sur les effets des benzodiazépines sur les différents systèmes neurobiologiques et pharmacologiques et sur leurs risques dont le risque addictif. Cet article passionnera non seulement les psychiatres, mais aussi les médecins généralistes en première ligne des demandes, les neurologues et les pédiatres, les médecins du travail et les médecins du sport, fortement confrontés à ces types de consommations

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Dans le contexte de pandémie COVID-19, les gastro-entérologues s’interrogeaient et étaient fréquemment sollicités par leurs patients inquiets quant à la prise en charge de leur maladie inflammatoire chronique intestinale. Nous leur avons proposé un rendez-vous hebdomadaire en webconférence pour leur permettre de partager avec des experts sur l’actualisation des connaissances et de poser toutes leurs questions.  Il vous est  désormais possible de visionner ces webconférences en replay et de laisser vos questions sur le fil de discussion. Pour ce faire, il vous suffit de cliquer sur l’onglet ci-dessus : MICI / COVID-19.

La Rédaction

Et maintenant, on fait quoi ?

A LA/UNE
EN/BREF

Dans un article du 18 octobre 2016 d’INTER/MED (1), nous évoquions la possibilité de corriger le génome humain. L’apparition de nouveaux « ciseaux moléculaires » permettait alors d’envisager le traitement étiologique des maladies héréditaires. En effet, les médicaments ne sont que des thérapeutiques palliatives qui doivent être poursuivies toute la vie. Ces médicaments ont également des effets indésirables, certes limités, mais qui alimentent la polémique dans les médias…

L’hypercholestérolémi...

De nombreuses études épidémiologiques ont suggéré que l’exposition prolongée à l’aspirine (acide acétylsalicylique, ASA) était associée à une réduction significative de l’incidence du cancer colorectal. Cette exposition prolongée serait nécessaire pour inhiber le processus de carcinogenèse au sein des lésions précancéreuses que sont les adénomes colorectaux.

En prévention primaire, les travaux, qui sont inégaux par leur méthodologie, notamment en termes de posologie et durée d’exposition à l’aspiri...

La symbiose bactéries-tumeurs émerge comme un facteur de résistance au traitement anticancéreux .Le remarquable travail de Leore Geller et de son équipe a permis de mettre en évidence la sécrétion de facteur de résistance à la chimiothérapie par certaines bactéries fréquemment présentes dans les tumeurs humaines. Ce travail permet d’avancer dans la prise en charge efficace de ces tumeurs d’une manière étonnamment simple et inattendue : en associant un antibiotique à la chimiothérapie. Qu’en penser...

La fibrillation atriale (FA, ou ACFA) est une pathologie dont l’incidence et la prévalence (450/105 en Europe) sont assez bien cernées ; celle-ci augmente avec la longévité (l’exposition au risque augmentant), celle-là avec l’HTA, le surpoids, diverses cardiopathies et anomalies métaboliques au premier rang desquelles le diabète… Dans une population générale de plus de 45 ans sans pathologie cardiovasculaire connue, elle est trouvée par l’ECG systématique chez 2% des personnes, un peu plus chez l’...

Please reload

CPAM & COVID

Dès le début du confinement, la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-Saint-Denis a adapté sa communication. 

Post COVID, ce sont plus de 600 professionnels de santé qui ont répondu à un questionnaire destiné à évaluer la qualité des informations et les canaux utilisés pendant la période du confinement.

Les spécialités les plus nombreuses à avoir répondu à ce questionnaire furent les infirmières libérales et les généralistes, suivies par les kinésithérapeutes et les spécialistes. A elles quatre, ces professions de santé regroupent 74% des répondants.

Les thématiques pour lesquelles les participants ont jugé l’information diffusée de qualité furent :

  • les modalités de facturation dérogatoires pendant la COVI-19 pour 78%

  • et l'évolution de l'épidémie dans le département pour 71%.

 

En revanche un professionnel de santé sur deux a estimé que l’information sur les équipements de protection était insuffisante. Ce qui n’est peut-être pas vraiment une surprise.

 

Le questionnaire portait également sur les sources d’informations auxquelles les PdS se référent.

 

L’assurance maladie arrive en tête suivie par les syndicats professionnels, et ce d’autant plus que le nombre d’années d’exercice augmente.

 

Mais pour toutes les tranches d’âge, les ordres professionnels (pour ceux qui en ont) sont toujours à la traîne.

Résultats de l'enquête de satisfaction des professionnels de santé sur notre communication pendant le COVID - CPAM 93 / juin 2020

LA COVID À L'ŒIL

Le Journal Français d'Ophtalmologie du 17 avril rapporte le cas d’un homme de 27 ans qui a consulté par télémédecine lors de la pandémie, pour une sensation de corps étranger et une rougeur à l’œil gauche.

L'examen a révélé un œdème palpébral unilatéral et une hyperémie conjonctivale diffuse modérée.

 

Quelques heures plus tard, le patient a présenté des céphalées intenses, de la fièvre, de la toux et une dyspnée sévère, et une PCR nasopharyngée est revenue positive au SARS-CoV-2, posant le diagnostic de COVID-19.

 

Ce cas démontre la possibilité d’une conjonctivite inaugurale lors de l’infection COVID-19. Il illustre l'intérêt de la télémédecine en ophtalmologie lors de la pandémie, une hyperémie conjonctivale modérée pouvant être le premier signe d'une détresse respiratoire sévère.

Ocular manifestation as first sign of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19): interest of telemedicine during the pandemic context

HAMSTER & COVID

 

Reproduire un modèle chez une petit animal permet d’effectuer des études physiopathologiques et thérapeutiques. Des chercheurs de Hong-Kong ont réussi à mettre au point un modèle très intéressant de COVID-19 chez le hamster.

 

Les hamster font une pneumonie qui guérit spontanément en 14 jours avec une charge virale importante au niveau nasal, pulmonaire et intestinal et développent des anticorps neutralisants à partir de J7.

L'immunoprophylaxie a entraîné une diminution significative de la charge virale pulmonaire mais pas de la pathologie pulmonaire

Clinical Infectious Diseases Mars 26
(Chan J F-Woo)

VOUS AVEZ DUT COLLATERAL ?

 

On se doutait de l'impact du COVID-19 sur la prise en charge d’autres pathologies, notamment dans les services d’urgences. Des premiers résultats arrivent. A Hong- Kong, dès le 25 janvier 2020, les hôpitaux de la ville ont commencé à mofifier les protocoles d'urgence pour contenir le COVID-19. Cela a obligé les hôpitaux à suspendre toutes les visites non essentielles et à ajuster les services cliniques hospitaliers et ambulatoires.

 

Si l’on compare la prise en charge des infarctus du myocarde entre cette date et le10 février 2020 (7 patients), à ce qui s’est passé entre le 1er février 2018 et le 31 janvier 2019 (108 patients),  les délais de prise en charge entre le symptôme initial et le 1er contact médical ont été multipliés par 4. (318h vs 82h).

Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2020;13:e006631.

April 2020

Chor-Cheung et al

Scrute la nature

c’est là qu’est ton futur

 

Inspiré depuis toujours par les recherches du Commandant Cousteau et persuadé que le biomimétisme est la clé des thérapeutiques du futur, Frank Zal a concentré ses recherches sur l’écophysiologie respiratoire des vers marins, lui permettant ainsi de découvrir le 1er transporteur d’oxygène universel.

La technologie Hemarina repose sur les particularités de l’hémoglobine des arénicoles, vers marins présents sur les plages. Sa structure est comparable à la nôtre mais elle est extracellulaire, c’est-à-dire qu’elle n’est pas contenue dans un globule rouge. Elle est capable de lier 40 fois plus de molécules d’oxygène tout en étant 250 fois plus petite que le globule rouge humain.

Les perspectives thérapeutiques sont alors immenses. Elles peuvent être envisagées partout où l’oxygène intervient et potentiellement à tous les niveaux du vivant (cellule, organe, organisme). Ainsi, toutes les pathologies ischémiques (présentant un déficit en oxygène) sont des voies de développement possibles. Le cœur, le rein et le cerveau sont les organes les plus sensibles au manque d’oxygène, et sont, de ce fait, les organes cibles de la technologie Hemarina.

Dans ce contexte, le dispositif médical HEMO2life® développé par Hemarina représente une innovation de rupture majeure dans le domaine de la préservation d’organe. Il permet, en additif aux solutions de préservation traditionnelles, d’oxygéner le greffon et ainsi de réduire considérablement les risques de rejet de la greffe et prolonger le temps de conservation des greffons.

Un autre objectif de la technologie Hemarina est de répondre aux besoins sanguins grandissants qui ne sont plus couverts par les banques de sang. Grâce à ses propriétés non allergènes et non immunogènes, le ver marin est un donneur de sang universel.

HTA : LES RECOMMANDATIONS US DE 2017 EN QUESTION

 

Les règles publiées aux USA en 2017 définissent l’HTA au dessus de 130/80 mmHg. Les données de la surveillance NHANES révèlent que le taux d’hypertendus aux USA (≥ 130/80 mmHg) serait de 45,4% (105,3 millions d’adultes), contre 32,0% (74.1 millions d’adultes) en s’en tenant aux normes de 2014 !

 

Mais appliquer ces recommandations très contraignantes provoquerait une recrudescence de complications iatrogènes, d’abandons définitifs du traitement, et cela sans bénéfice certain. Rappelons qu’elles sont issues de l’étude SPRINT dont la méthodologie a été critiquée par les hypertensiologues. Les mesures effectuées dans SPRINT correspondaient en fait à des automesures ! Et en automesure, le niveau 130/80 était déjà considéré normal. L’ambiguïté réside dans le 130/80 au cabinet médical, lequel correspond à peu près à 120, voire moins, en automesure. Donc sur le versant de la courbe en U où les ennuis commencent  à arriver : hypotensions traumatiques, hypoperfusions rénales !

C’est la raison pour laquelle l’ESH et la SFHTA se sont montrées nuancées. L'effet d’un traitement excessif de la PA va bien plus loin que la prescription d’une ou deux lignes supplémentaires sur une ordonnance souvent déjà longue ! Outre les complications iatrogènes, cela peut aboutir à un arrêt d’un traitement jugé dès lors insupportable. C’est aussi l’une des raisons qui ont poussé la communauté des hypertensiologues à préconiser des triples associations pour éviter la saturation chez des patients polymédiqués pour une pathologie dont ils perçoivent rarement la portée pathogène, mais mesurent pleinement les inconvénients thérapeutiques.

Joshua D. Bundy et coll. Estimating the Association of the 2017 and 2014 Hypertension Guidelines With Cardiovascular Events and Deaths in US Adults. An Analysis of National Data. JAMA Cardiol. 2018 ; 3 : 572-81

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